RAPPORT MORAL

16 Mai, 2019 | Actualité, Articles Caro | 0 commentaires

Pour conclure la première partie de cette assemblée générale, je vais désormais vous lire mon rapport moral qui, cette année, sera axé sur trois sujets importants pour notre activité vis-à-vis de l’évolution sociétale et du pouvoir des nouvelles technologies.
Il ne vous aura pas échappé que suite à la dernière campagne de communication sans précédent conduite au niveau national notamment dans le métro avec le slogan « les chasseurs, premiers écologistes de France », dans les jours qui ont suivi et en s’appuyant sur les premiers accidents de chasse de la saison en cours, une campagne de chasse-bashing d’une rare violence à notre encontre s’est faite jour avec une montée en pression des commentaires sur la toile, des interventions sur les plateaux télé pour demander d’interdire la chasse, d’imposer toujours plus de sécurité, de supprimer certains modes de chasse…
Vous l’aurez compris, la guerre de l’information se place aujourd’hui aux yeux de tous avec les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, YouTube et j’en passe.
Je voudrais que vous preniez tous conscience de l’enjeu que revêt les consultations publiques sur internet et l’implication indispensable que tous les chasseurs doivent avoir pour influencer les décisions. Le principe de participation du public en matière environnementale (corollaire du principe d’information du public) est consacré par l’article 7 de la charte constitutionnelle de l’environnement.
Chacun d’entre vous a pu s’en rendre compte, désormais, tous les arrêtés ministériels mais aussi préfectoraux pouvant avoir une incidence sur l’environnement doivent faire l’objet d’une participation du public de 21 jours consécutifs suivis de 4 jours d’analyses des commentaires émis.
Le constat aujourd’hui est sans appel, nous ne sommes pas bons du tout, en Vendée et partout en France, les chasseurs ne se mobilisent pas suffisamment.
J’en veux pour preuve la dernière participation du public portant sur la dérogation des oies en février qui a recueilli 53 000 avis dont à peine 25 000 contributions des chasseurs alors que ce sujet a été très largement relayé à tous les niveaux : fédéral, presse, associations spécialisées…
Afin de pouvoir mobiliser rapidement un nombre suffisant de chasseurs aguerris à ce genre d’outils, nous avons lancé auprès des associations spécialisées un appel pour constituer une base de données de chasseurs internautes mobilisables très rapidement sur n’importe quel sujet. Pour tout vous avouer, je pense que cette initiative vendéenne a bien plu à notre président national Willy SCHRAEN, et j’aimerais que dans ce domaine nous soyons les pionniers en étant très réactifs et très mobilisés quel que soit le mode de chasse et quelle que soit l’espèce considérée.
J’en appelle à votre responsabilité individuelle et je l’affirme, les cartes sont dans nos mains, à nous de savoir les utiliser, faute de quoi nos opposants, particulièrement aguerris à ce genre d’outils, se chargeront de faire le reste contre nous.
Maintenant, je vous demande d’approuver, par vos votes, l’intégralité des dispositions présentées dans mon rapport de gestion du Conseil d’Administration, du rapport d’activités et de mon rapport moral.

 

Je tiens à remercier chaleureusement le Conseil d’Administration pour la confiance qu’il m’a accordée et pour l’appui qu’il me témoigne chaque jour.
Je n’oublie pas non plus notre personnel fédéral à qui je renouvelle toute ma confiance et mon estime eu égard à leur dévouement et au travail réalisé et à venir, leur totale implication dans le fonctionnement de notre Fédération et leur disponibilité au service de la chasse et des chasseurs de notre département.
Merci à vous également les bénévoles de la chasse, la cheville ouvrière de notre réseau cynégétique, unique en son genre par son maillage et sa diversité. Oui nous savons que nos décisions ne sont pas toujours comprises, oui nous savons que parfois elles peuvent apporter mécontentements et incompréhension, mais sachez que nous intervenons toujours dans le sens de l’intérêt général et du bien collectif.
Nous aussi, nous devons rendre des comptes et nous devons également atteindre des résultats notamment dans la gestion du sanglier et des dégâts aux cultures mais aussi vis-à-vis des collisions avec les usagers de la route.
Avant que notre Directeur ne vous présente la réforme globale de la chasse française, Antoine SANTOS, de la société de vènerie va intervenir sur un sujet d’actualité qui doit tous nous interpeller et nous amener à sonner l’union sacrée.
Face à l’émergence de l’extrémisme anti-tout et notamment des opposants à la chasse à courre, prenons bien tous ensemble la mesure de la montée en puissance de ces groupuscules maniant mieux les outils internet de propagande que ceux pour intervenir au quotidien sur le terrain.
Antoine, c’est à toi…