1ere PARTIE DU PROCHAIN SCHÉMA DÉPARTEMENTAL DE GESTION CYNÉGÉTIQUE

16 Mai, 2018 | Actualité | 0 commentaires

Notre Schéma Départemental de Gestion Cynégétique en cours pour la période 2012-2018 arrivera à échéance le 27 juin 2018 et devra être renouvelé pour une nouvelle période 2018-2024. Votre Conseil d’Administration a fait le choix que ce nouveau schéma s’appuie davantage sur les thématiques développées par chaque commission fédérale afin que ce document soit plus pratique, plus fonctionnel et mieux valorisé pendant la durée de validité de celui-ci. Pour son élaboration, nous avons scrupuleusement respecté les textes officiels tant sur le contenu (les plans de chasse et les plans de gestion ; les mesures relatives à la sécurité des chasseurs et des non chasseurs ; les actions destinées à améliorer la pratique de la chasse, la gestion et la situation des espèces ; les actions de préservation ou de restauration des habitats de la faune sauvage ; les prescriptions relatives à l’agrainage du grand gibier et à la chasse du gibier d’eau à l’agrainée ; les dispositions permettant d’atteindre l’équilibre agro-sylvo-cynégétique) que sur la forme. Ce nouveau schéma s’articulera autour de deux parties :

La première partie traitera du cadre général, de l’organisation et de la sécurité à la chasse en Vendée.

La seconde partie sera consacrée aux objectifs associés à chaque commission fédérale : la communication, les prédateurs et déprédateurs, le petit gibier, les migrateurs, l’environnement et le grand gibier pour ensuite se concrétiser en actions pratiques.

L’ensemble de ces points ont fait l’objet d’une très large consultation écrite et orale avec l’ensemble des acteurs gravitant autour du monde de la chasse : la Chambre d’Agriculture, la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale, la Confédération Paysanne, le Centre Régional de la Propriété Forestière, l’Office National des Forêts, le Syndicat des Forestiers Privés de Vendée, le Syndicat de la Propriété Rurale, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, les associations spécialisées ainsi qu’un panel de chasseurs représentant toutes les sensibilités cynégétiques en termes de modes de chasse et d’implantation géographique. C’est une synthèse de cet important travail collaboratif et partagé que nous allons vous présenter aujourd’hui. La Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage qui se réunira le 6 juin 2018 émettra un avis formel sur le document final avant transmission au Préfet pour son approbation donnant lieu à un arrêté préfectoral. Dès lors que celui-ci aura été approuvé, il sera consultable sur notre site internet : www.chasse85.fr. Afin de vous éviter une lecture intégrale de ce document de plus de cent pages, nous en avons extrait les principales thématiques abordées ainsi que les objectifs qui y sont liés. Ce sont ces éléments-là que nous allons vous présenter à plusieurs voix.

Activité authentique et conviviale, la chasse d’aujourd’hui est un art de vivre fondé sur la recherche, la poursuite et la capture d’un gibier dans son milieu. La charte européenne de la chasse et de la biodiversité de 2007 définit la notion de « chasse durable » comme « l’utilisation des espèces de gibier et de leurs habitats d’une manière et à un rythme qui n’entraînent pas l’appauvrissement à long terme de la diversité biologique ni ne préviennent sa restauration ». C’est ce point que nous avons repris dans l’objectif n°1 « contribuer à inscrire la chasse dans la stratégie du développement durable et de gestion raisonnée des ressources naturelles ». Face à l’érosion de nos effectifs et l’impérieuse nécessité de maintenir un nombre suffisant de chasseurs vendéens, nous avons inscrit pour l’objectif n°2 de « stabiliser le nombre et la diversité des chasseurs par des actions de recrutement, de parrainage et de fidélisation des nouveaux chasseurs ».

En 2015, la Fédération Nationale des Chasseurs a lancé une grande étude nationale sur l’impact économique et social de la chasse en France. La filière chasse française génère chaque année 3,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires et elle apporte 2,3 milliards d’euros au Produit Intérieur Brut. La chasse représente près de 23 000 emplois permanents. En 2017, la Fédération Nationale des Chasseurs a complété l’étude BIPE 1 par le BIPE 2 démontrant, chiffres à l’appui, les apports de la chasse à la nature et à la société. La chasse confère, à la nature, en plus des 2,3 milliards d’euros au PIB, une valeur de 2,9 milliards d’euros tous écosystèmes confondus. L’objectif n°3 a pour objet de « valoriser les données issues de l’étude BIPE 1 et BIPE 2 auprès des chasseurs, des non chasseurs, des pouvoirs publics et des élus ». Identifier, vérifier et mettre à jour les territoires de chasse font partie de nos missions quotidiennes, c’est l’objet de l’objectif n°4 « cartographier les territoires de chasse, les unités de gestion petit gibier et les massifs grand gibier ». Face aux accidents de chasse et à la recherche de plus en plus accrue des responsabilités partagées notamment lors des battues de grand gibier, il nous a semblé opportun de prévoir un objectif dans ce domaine, ce sera le n°5 « faire prendre conscience aux organisateurs de chasse de leurs responsabilités et des risques encourus en tant qu’organisateur de chasse ».

Je ne peux que vous inciter à acquérir un registre de battue en vente à la Fédération, vous y trouverez l’ensemble des informations nécessaires à l’organisation d’une battue en bonne et due forme. Le patrimoine cynégétique français est riche d’une diversité hors du commun enviée par de nombreux pays et certains modes de chasse font l’objet chaque année de plus en plus d’attaques de nos opposants pour les voir interdits (vénerie, vénerie sous terre, chasse au vol…). Il est donc primordial qu’un objectif précis soit consacré à cette question, c’est le n° 6 « défendre tous les modes de chasse en ce qu’ils constituent un patrimoine commun à la collectivité cynégétique et en ce qu’ils contribuent à la gestion durable de la faune sauvage ».

Devant l’augmentation des populations de grand gibier et tout particulièrement de sanglier et face aux enjeux de maitrise des dégâts aux cultures, la Fédération a souhaité mettre en avant un mode de chasse permettant d’atteindre cet objectif. C’est le n°7 qui peut contribuer à y répondre « promouvoir la chasse en battue avec des chiens courants pour limiter les concentrations de sanglier, les collisions avec les automobilistes et les risques de dégâts dans les cultures agricoles ». Il va sans dire que les autres modes de chasse (affût, approche, arc, vénerie…) sont bien évidemment complémentaires de celui-ci et également encouragés par notre structure fédérale.

La vénerie, activité traditionnelle dans notre département, a été très attaquée ces derniers mois par des campagnes de désinformation et de dénigrement particulièrement dures. Face à cet enjeu, nous proposons de reconduire l’objectif n°8 tel qu’il était rédigé dans le précédent Schéma Départemental de Gestion Cynégétique, « veiller à ce que la chasse aux chiens courants, tradition forte et vivante en Vendée, lorsqu’elle est pratiquée à courre et appelle parfois à la poursuite du gibier au-delà du territoire d’attaque, soit acceptée selon les spécificités, règles et usages propres à ce mode de chasse ». La vénerie est probablement le seul mode de chasse disposant d’une charte éthique et d’un code de bonne conduite dont le conseil éthique et le conseil de discipline sont chargés d’en vérifier la bonne application des équipages sur le terrain. La chasse à la « rattente » est une pratique de chasse consistant à se placer en des points stratégiques, à portée d’arme, à l’attente du passage du gibier poussé par une autre action de chasse organisée par d’autres chasseurs, sur les territoires voisins, sans accord ni concertation préalables avec eux. Cette pratique est contraire à l’éthique, irrespectueuse d’autrui et du gibier et peut même s’avérer dangereuse vis-à-vis de la sécurité publique, c’est pourquoi la volonté de la Fédération est que cette pratique soit purement et simplement interdite sur l’ensemble du territoire vendéen. Nous proposons de reconduire l’objectif n°9 « interdire la chasse à la « rattente ». La sécurité et l’éthique à la chasse constituent les piliers de notre activité. Nous proposons dans l’objectif n°10 de « maintenir et améliorer les règles de sécurité publique » en ayant une vigilance accrue dans ce domaine.

Le précédent Schéma Départemental de Gestion Cynégétique stipulait que : « le déplacement en véhicule à moteur d’un poste de tir à un autre peut être autorisé dans le cadre de chasse du grand gibier au chien courant dès lors que l’arme de tir est placée sous étui ou démontée ; dans tous les cas l’arme doit être déchargée. Le responsable du territoire et de l’organisation de la chasse reste libre d’autoriser ou non ces déplacements, en fonction du terrain et du contexte local ». Nous proposons à travers l’objectif n°11 de « reconduire les conditions de déplacement en véhicule à moteur lors de chasses avec des chiens courants ».

Enfin le dernier objectif concerne une volonté fédérale de mieux informer les chasseurs sur les dispositifs autorisés à la chasse. Même si cette liste n’est pas exhaustive, elle reprend notamment la possibilité désormais d’utiliser les modérateurs de son pour la chasse et la destruction des animaux nuisibles. L’objectif n°12 traite de ce sujet « rappeler à la communauté des chasseurs par des actions de communication quels sont les dispositifs électroniques autorisés à la chasse ».

La première partie des objectifs du prochain Schéma Départemental de Gestion Cynégétique est approuvée.